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Actualités

  • Du nouveau à la CPFM : rencontre avec les co-présidents Michel Marchetti et Guillaume Fontaine

    Depuis septembre 2020 et l’arrivée du nouveau secrétaire général Olivier Vérité, la Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie (CPFM) est entrée dans une nouvelle dynamique, et n’a de cesse d’évoluer pour toujours mieux accompagner ses adhérents. Nous rencontrons aujourd’hui les deux co-présidents de la fédération, Michel Marchetti, co-président depuis 2006, et Guillaume Fontaine, co-président fraîchement nommé en juin 2021.
  • Du nouveau concernant l’habilitation des organismes de formation dispensant la certification RS5756 "Exercer la profession de conseiller funéraire et assimilé"

    Comme certains d’entre vous le savent, depuis quelques mois, les centres de formation dispensant la certification RS5756 "Exercer la profession de conseiller funéraire et assimilé" avaient perdu leur habilitation à dispenser cette formation. Cela se traduisait par une impossibilité pour les apprenants de financer leur formation grâce à leur Compte Personnel de Formation (CPF), les organismes n’étant plus inscrits dans la liste des organismes habilités.
  • Du nouveau dans la réglementation des DASRI !

    Décret n° 2016-1590 du 24 novembre 2016 modifiant le Code de la santé publique et relatif aux déchets assimilés à des déchets d’activités de soins à risques infectieux et aux appareils de prétraitement par désinfection (JO du 26 novembre 2016).

  • Du nouveau dans le secteur funéraire en Italie - De nouvelles opportunités pour les producteurs ?

    L’annonce est tombée fin janvier. "San Siro" American Funeral, l’entreprise de pompes funèbres la plus prestigieuse d’Italie, vient d’être achetée par un fonds d’investissement italien à hauteur de 80 %. Les 20 % restants sont détenus par Andrea et Massimo Cerato, les fils du fondateur, qui vont prendre en charge, le premier la direction générale, et le second la présidence.

  • Ducarme : 12 Mercedes eVito pour FUNECAP GROUPE

    Première française pour le eVito ! En effet, c’est le 22 novembre dernier, à l’occasion du salon FUNÉRAIRE PARIS 2019, que le premier eVito a été livré par la société Ducarme, Groupe Gruau, à FUNECAP GROUPE, l’un des leaders français des services funéraires. C’est le début d’une commande de douze modèles qui seront mis en service sur l’Île-de-France. Les deux premiers véhicules ont été réceptionnés en décembre par FUNECAP GROUPE et les 10 autres seront livrés sur le 1er trimestre 2020.

  • Ducarme véhicules funéraires Le "Père Lachaise", une nouvelle version sur la route des innovations

    L’actualité de la société Ducarme au cours de cette année a été marquée par une présence commerciale réussie à Funexpo Lyon, avec, notamment, le lancement de la nouvelle version de son modèle phare et de prestige, le "Père Lachaise". Désormais en 2017, nous nous entretenons avec son directeur, Franck Damade, sur ce qu’ont été les principales innovations de 2016.

    Ducarme fmt

  • Duo bougies et reliquaires personnalisables chez France Funéraire

    Si les objets du souvenir consacrés à la crémation ne sont pas encore nombreux et très diversifiés, la proposition de France Funéraire composée de bougies et d’urnes de dispersion (ou reliquaires) revêtant le même décor personnalisé est une réponse discrète, délicate et harmonieuse permettant à chacun de concrétiser par la flamme le souvenir de l’être cher disparu.

  • Dussaux et Céramiques de France, deux des fleurons de la société Souveneo*

    Souveneo regroupe les quatre marques commerciales que sont Dussaux, Céramiques de France, Hochart et Mahieu. Quatre fabricants historiques sur le marché funéraire de l’objet du souvenir qui renouvellent leurs gammes et présentent, en cette année de reprise, des nouveautés bien au fait des nouvelles tendances créatives actuelles. Voilà une belle occasion de les redécouvrir… en deux temps, le premier avec Dussaux, Céramiques de France et son directeur général, Daniel Évrard. Dans une prochaine édition nous mettrons en lumière les marques Hochart et Mahieu.
  • E-learning et web-conférences : les nouvelles approches de FUNÉPLUS pour se former et s’informer

    À l’ère du numérique, comment exploiter cette ressource dans le cadre de la formation et de l’information ? FUNÉPLUS, à travers l’École de Funétique®, propose au sein de son offre de formation des modules accessibles en e-learning. FUNÉPLUS va encore plus loin en mettant à la disposition des internautes, des web-conférences sur les services du réseau ainsi que sur des sujets en lien avec le secteur funéraire.

  • Eclip’s Groupe Mathez : la crise ne se subit pas, c’est une opportunité

    Ce titre vous paraîtra peut-être provocateur, mais, à la lecture de l’argumentaire, vous constaterez qu’il n’en est rien. Nous le savons tous, la crise de la Covid a été fulgurante, particulièrement impactante pour les populations et les entreprises. Ce qui caractérise un grand groupe réside dans sa capacité d’adaptation, sa résilience, sa vision sur le long terme. Le Groupe Mathez, et notamment sa filiale Eclip’s spécialisée dans le transport aérien funéraire, n’échappe pas à ce postulat. La gestion de crise, de toutes les crises, est désormais plus que jamais sa marque de fabrique. Rien ne sera plus jamais comme avant. Explications…
  • Eclip’s, le service funéraire aérien qui parle votre langage, et surtout celui de vos familles

    Le transport de corps de France vers l’étranger ou de l’étranger vers la France est souvent le parcours du combattant. Que faire en priorité, quelles sont les procédures administratives en vigueur au Baloutchistan oriental en matière de transport de corps… des exemples de ce type, Siham Naji, directrice des opérations, en a des dizaines à vous fournir. Lorsqu’on est un opérateur funéraire, ce genre de casse-tête peut se révéler très délicat. Heureusement, Eclip’s est là et s’est forgé une réputation d’efficacité internationale. Explications…
  • ECLIP’S : logistique et transport de corps en période Covid-19

    Si la France s’est arrêtée le 17 mars 2020, la vie quotidienne des Français, dont les aspects douloureux, ne s’en trouva pas modifiée sur le fond. La mortalité en hausse du fait de l’épidémie impacta fortement les opérations funéraires. Tenues de cérémonie, rassemblement familiaux, transport de corps en France ou vers l’étranger… une situation sans précédent émergea rapidement, et obligea les opérateurs à réagir en temps réel pour répondre aux exigences des familles, mais également aux contraintes administratives nouvelles. Rencontre avec Siham Naji et Frédéric Mercier, logisticiens inspirés…
  • ECO-URNE, la nouvelle urne funéraire Une marque française, élégante et contemporaine

    La tendance initiée depuis plus d’une décennie par la marque ECO-URNE tend désormais à être suivie par différents intervenants historiques du secteur funéraire. Cette période de l’année s’avère une très bonne opportunité pour rappeler notre concept et présenter nos innovations.

  • Écoles de formation funéraire

    La formation funéraire est à la fois une obligation et un élément clé du secteur funéraire dans son ensemble. En effet, elle représente pour tous les professionnels le temps pendant lequel ils vont apprendre les spécificités liées à leur métier, que ce soit sur les sujets juridiques, administratifs, de relations avec la famille ou de gestion de la cérémonie.
  • Ecoplus Funéraire renforce son positionnement de marque digitale

    En devenant un accélérateur de mutation par le numérique, la marque Ecoplus Funéraire a décidé de répondre aujourd’hui à un besoin précis attaché au contexte et aux nouvelles tendances de consommation liées au numérique.
  • Écoresponsabilité et 100 % nouveautés, deux marqueurs notables pour FRANCE FUNÉRAIRE sur le salon parisien

    Installés sur les stands F80, F81 et F90, FRANCE FUNÉRAIRE et ses coexposants - Mémograv, Pludra et Neorite - vont présenter, comme à chaque édition de FUNÉRAIRE PARIS, l’ensemble de leurs créations. Dans un espace conçu par la décoratrice Nathalie Barbeau, Sylvestre Olgiati et ses équipes auront à cœur d’accueillir les visiteurs dans un environnement où la nouveauté est le leitmotiv et les attitudes écoresponsables une nouvelle manière d’être. Benjamin Gautier, responsable "Création et Communication", nous éclaire sur quelques aspects qui définiront l’entreprise vendéenne cette année.
  • Édito août 2023

    La Qualité certifiée, valoriser le savoir-faire funéraire

    Depuis plus d’une décennie, la certification Qualité s’est invitée dans l’offre globale de certains opérateurs funéraires. Le secteur public a été précurseur dans cette démarche, initiant ainsi une revalorisation de ses services aux populations. C’est ainsi que les normes ISO 9001, 14001 et OHSAS 18001 apparurent comme des éléments d’amélioration continue des prestations proposées. Les normes Qualité, Santé, Sécurité et Environnement contribuèrent efficacement à une nouvelle approche de gestion globale des entreprises. Plus qu’un argument de communication, celles-ci se sont révélées particulièrement efficaces dans la transmission d’informations, le suivi en temps réel des opérations et surtout le management global des entreprises, cela s’inscrivant dans un bienvenu regard introspectif des milliers d’opérations funéraires annuelles.

    Les organismes certificateurs ont d’ailleurs bien compris cette approche sensible et ont rapidement proposé une palette normative adaptée notamment aux PME et PMI, augmentant ainsi une professionnalisation souhaitée des métiers fondamentaux du funéraire. C’est ainsi qu’est venue enrichir le paysage une nouvelle norme spécifique NF Services funéraires et organisation d’obsèques. Créée en concertation avec la Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie (CPFM), "NF Service – Services funéraires et organisation d’obsèques (NF407)" répond aux attentes des clients, des professionnels et des pouvoirs publics en attestant de la qualité de vos services. Cette norme atteste que l’entreprise prend en compte une approche qualitative des différents processus ainsi qu’une orientation tournée vers le client et sa satisfaction quant à ses produits ou prestations.

    Démontrer par des audits indépendants que les services proposés sont en adéquation avec les exigences des populations est une chose, valoriser le travail quotidien des équipes en est une autre tout aussi essentielle. En effet, la mobilisation des personnels autour de la démarche est déterminante et contribue à la mise en avant de ses compétences, mais également d’une certaine façon de se démarquer de la concurrence par une organisation rigoureuse visant à atteindre les objectifs de performance que la norme propose et que vous pouvez enrichir tout à loisir.

    La question posée aujourd’hui est la suivante : peut-on se passer d’une démarche certifiante ? En seulement une vingtaine d’années, les sociotypes ont été modifiés et les familles sont devenues de réelles consommatrices du funéraire, n’hésitant plus à faire jouer la concurrence, tant d’un point de vue économique que d’un point de vue qualitatif. Un deuil, des funérailles sont des épisodes que personne n’oubliera car ce sont des marqueurs puissants de nos existences. Une cérémonie d’obsèques ainsi que l’organisation de celles-ci relèvent d’une précision millimétrée et nous savons tous que nous ne pourrons pas rembobiner les dysfonctionnements toujours possibles car intervenant dans les mêmes conditions qu’un "direct" télévisuel.

    Aussi, autant anticiper les facteurs de risques par une analyse effectuée en amont et en mettant en œuvre dès à présent les étapes de contrôle et d’amélioration indispensables à la satisfaction des familles… et de vous-mêmes. Il en va de vos entreprises, des familles éprouvées par un deuil, de la valorisation des savoir-faire mais également du savoir-être de vos collaborateurs. Cela amène à envisager une nouvelle séquence de formation pour les organismes formateurs du funéraire : celle traitant de la "Qualité" qui serait contruite sur la trame proposée par la norme NF407.

    Cela pourrait être un pas supplémentaire pour l’augmentation de la performance de vos entreprises. Ainsi que le disait Socrate: "Il n’y a pas de résultats sans travail et pas de travail sans effort". Qu’en pensez-vous ?
     
    Steve La Richarderie
    Rédacteur en chef
  • Edito août 2024

    Faut-il être irrévérencieux…
    …pour se faire remarquer ?

    Nous venons de vivre une période exaltante faite d’émotions et de transcendance planétaire. Cet épisode quasiment hors du temps des Jeux universels et olympiques nous a plongés, et c’est le but, dans un espace-temps particulier. Pourtant, tout a débuté sur le grand air de la polémique, sport national où nous sommes médaillés Or perpétuels.

    La cérémonie d’ouverture des Jeux disposait d’un décor grandiose, déroulant son cortège nautique au pied des monuments emblématiques de la capitale. Certains tableaux de cette cérémonie d’ouverture sont néanmoins restés en travers de la gorge d’une partie de nos compatriotes. D’une reine de France décapitée, aux accents débridés de "l’Ultima Cena" de Da Vinci, force est d’admettre que la ligne de démarcation consensuelle des cérémonies d’ouverture des JO en a pris un sérieux coup. L’emploi d’adjectifs tout aussi bigarrés pour qualifier cette digression, qui a cependant le mérite de nous faire réfléchir sur la place de l’art dans notre société, ouvre de nouvelles perspectives de réflexion. En un mot, l’irrévérence est-elle le credo obligé pour se faire remarquer ? Il faut admettre que cet adjectif est d’une certaine manière constitutif de l’esprit français. De Voltaire, défenseur de la tolérance et de la liberté d’expression, dénonçant sans relâche le fanatisme religieux et les injustices, au "Contrat social" de Rousseau, notre culture nationale se démarque au fil des différentes provocations faites au mode de pensée unique qu’hélas beaucoup de nations subissent de façon souvent si violente et létale. Loin d’un carcan réducteur d’une humanité progressiste, notre exception culturelle que beaucoup saluent est à coup sûr loin des standards hollywoodiens des prochains Jeux de 2028. La tolérance, mais aussi le principe d’égalité ornant les frontons des bâtiments de la République, sont en tâche de fond au cœur du débat. Les détracteurs verront dans cette cérémonie une provocation sordide ou une tentative de putsch intellectuel et moral de nature wokiste, d’autres une exaltation de la culture française dont il serait temps de prendre conscience que sa diversité, loin de nous léser, nous enrichit, comme l’a si bien souligné Antoine de Saint-Exupéry.

    L’irrévérence, forme d’humour, est néanmoins affaire d’équilibre et de dosage. Trop en faire tue l’idée, ce qui impose aux initiateurs une parfaite prise en compte de la capacité d’assimilation des récepteurs du message. Lorsqu’on prétend faire bouger les lignes, il faut avant tout savoir où celles-ci se situent.

    Le monde funéraire est finalement un bon exemple. Univers codifié s’il en est, celui-ci est en recherche constante de compréhension, d’analyse et de restitution en direction d’une société en constante évolution et dont les exigences se réévaluent à cadence rapprochée. Qu’il s’agisse du mode de sépulture dont l’ouverture à la crémation doit paradoxalement l’essentiel au Concile Vatican II, à la laïcisation et personnalisation des cérémonies où la spiritualité s’affirme avec force et vigueur, le funéraire fait quotidiennement sa révolution silencieuse, à pas feutrés cependant, car l’univers de la mort restera à jamais cette frontière ultime se conjuguant avec l’unique intime des proches dans la douleur de la séparation. Puisqu’il est question de lignes, les nôtres bougent. Peu importe de savoir si un cercueil doit être en bois, en pierre ou en carton, peu importe de savoir si la cérémonie sera conduite par un religieux ou un laïc, l’essentiel est que l’intention première soit essentiellement fondée sur le respect inaliénable et imprescriptible de l’individu, la tolérance et la fraternité dans l’hommage. Pour accomplir notre mission au mieux des intérêts matériels et moraux des familles, penchons-nous sur les trois maximes de Kant :
    Penser par soi-même.
    Penser en se mettant à la place de tout autre.
    Toujours penser en accord avec soi-même.
    Une forme d’humilité et de tolérance qui devrait nous inspirer plus souvent.
     
    Steve La Richarderie
    Rédacteur en chef
  • Édito avril 2023

    La notion de sécurité est-elle une valeur ?

    La notion de sécurité revient de façon cyclique sur le devant de la scène, pareille à une mode… Or celle-ci n’en est pas une, elle est concomitante de nos actions depuis qu’un beau jour, un homme frottant un silex eut la chance de mettre le feu à quelques brindilles. Ce faisant, intrigué par son résultat, il se brûla la main et il comprit que le feu égale risque… incitant donc à la prudence !

    La première démarche qualité était née et n’eut de cesse de se développer au fil des siècles, jusqu’à en être théorisée par Philippe Kourilsky. Ce dernier, scientifique de renom, est également l’auteur d’un rapport relatif au principe de précaution remis au Premier ministre en 2006. Cet ouvrage, dont nous vous recommandons la lecture, est toujours d’actualité et n’est autre que le livre de chevet de tout qualiticien traitant des normes QSE (Qualité-Sécurité-Environnement) qui se respecte.

    Dès lors, pourquoi s’intéresse-t-on principalement à la sécurité, que ce soit à titre individuel, professionnel ou social ? Pour mémoire, rappelons-nous les effets spectaculaires des catastrophes de Seveso, AZF, ou encore la canicule de 2003… pour ne citer qu’elles, ou, dans un autre contexte, la multiplication des burn-out en entreprise.

    Tous ces éléments relèvent de la mauvaise application d’un principe simple de précaution ou d’une politique de l’autruche qui consiste à croire, contre vents et marées, que tout va bien dans le meilleur des mondes. Bien évidemment, c’est généralement le contraire qui se produit et le bilan humain est malheureusement trop souvent lourd et dramatique.

    Alors, comment faire pour créer, au sein de son entreprise, un climat qui permette à l’ensemble des collaborateurs de travailler en pleine confiance et en toute sérénité, malgré un environnement économique et concurrentiel qui est loin d’être apaisé ? Avant toute chose, il convient de réfléchir à la notion même de sécurité, puis de la mettre en rapport avec nos pratiques quotidiennes. Nous savons pertinemment que la profession funéraire est riche en risques de toutes sortes, matériels et moraux, biologiques et physiques… la liste est longue. Il faut donc assurément les prendre en compte, car le coût de l’inaction s’avère, ici, toujours très élevé et aucune entreprise ne peut s’offrir ce "luxe" parfaitement évitable.

    N’oublions jamais que la sécurité vise à protéger l’homme et son environnement naturel en limitant, en toutes circonstances, les effets d’un éventuel dysfonctionnement. Sensibiliser à celle-ci, c’est donc aussi prendre le temps de rencontrer ses collaborateurs, cadres et salariés, de les faire parler de leur travail et des contraintes liées… afin de trouver ensemble les solutions pour renforcer la sécurité et réduire les risques d’accidents. Cette démarche est concrétisée par le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP), obligatoire dans toutes les entreprises dès l’embauche du 1er salarié. L’employeur y consigne le résultat de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité auxquels peuvent être exposés les salariés.

    Le DUERP a été créé par le décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001, en application des articles L4121-2 et L4121-3 du Code du travail. À la question "comment donner un sentiment de sécurité ?", la réponse invariable est "privilégier l’écoute et la bienveillance". L’écoute est primordiale pour comprendre ce qui se passe autour de vous. Il est important d’éviter les jugements péremptoires ou les excès d’autorité. Bien sûr, constituer une équipe fiable afin d’effectuer la mission funéraire avec efficacité n’est pas chose simple. Fidéliser ses collaborateurs autour de votre projet d’entreprise passe donc par une disponibilité et une attention permanentes, et sans cesse renouvelées. Disponibilité, écoute, intégrité, traçabilité sont les quatre colonnes qui vont supporter votre édifice entrepreneurial.

    En appliquant et pérennisant ces valeurs, vous contribuez à la mise en œuvre d’un management où vous amenez vos équipes à vous suivre, en instaurant une véritable relation de confiance, car la définition même de la sécurité au travail, selon l’étymologie latine du terme, est d’abord l’état de celui qui est "sine cura", "sans trouble ni inquiétude". Compte tenu de la spécificité de nos métiers funéraires, c’est bien le moins que nous pouvons faire pour le bien-être au travail de nos collaborateurs… Écoute et bienveillance.
     
    Steve La Richarderie
    Rédacteur en chef
  • Édito avril 2024

    L’esprit et la lettre des lois, fusion ou antagonisme ?

    On parle de simplification administrative, pour autant, le nombre de textes va crescendo avec plus de 90 000 articles de loi et plus de 250 000 articles réglementaires à ce jour… Au regard de ces chiffres, nous serions bien inspirés de nous remémorer l’une des citations célèbres de Georges Pompidou qu’il fit lors de la signature quotidienne de différents documents : "Arrêtez d’emmerder les Français ! Il y a trop de lois dans ce pays, on en crève, laissez-les vivre, et vous verrez, ça ira beaucoup mieux." Cela étant, force est de constater que les successeurs du Président Pompidou ne tiendront aucun compte de cette sentence prémonitoire.

    Paradoxalement, l’inflation législative n’est pas l’augmentation de nouvelles lois, mais plutôt la taille de celles-ci. En réponse à celles et ceux qui souhaiteraient voir moins de lois, on est en droit de se poser la question de la validité d’une telle exigence. En réalité, notre société contemporaine a un besoin croissant de droit, et qui dit droit dit lois. La multiplicité ainsi que la diversité notamment de la nouvelle délinquance imposent des textes en rapport et surtout qui soient adoptés sur le mode préventif et non pas en réponse à un événement particulier déclenchant la vindicte populaire. Étrangement, l’obsession du contrôle par pléthore de textes s’avère en fin de compte non productive, de même que la précision extrême de certains d’entre eux les rend parfaitement illisibles.

    En toute logique, à la lettre, nous devrions nous pencher sur l’esprit des lois, mais surtout sur le rapport étroit entre l’esprit et la lettre. La controverse entre ces deux postures fait référence à l’attitude que le juge doit suivre face à un texte. Respecter la lettre de la loi signifie que l’on applique une lecture littérale, au mot par mot, au texte, sans chercher à saisir l’intention des auteurs ou la raison qui les a conduits à écrire ce qui est écrit. Devant un vide juridique, le juge peut invoquer l’esprit de la loi pour juger en extrapolant le texte initial. Le recours à l’esprit de la loi peut ainsi présenter un danger juridique, car il rend possible pour le juge de se jouer du système sous le prétexte de suivre l’esprit de la loi. Le recours à l’esprit de la loi peut donc à l’inverse être utilisé pour pallier une erreur dans une loi qui l’a conduite à être incohérente.

    Dès lors, on distingue deux courants juridiques qui s’affrontent : les partisans d’une "Constitution vivante", qui préconisent une interprétation des textes en fonction de l’esprit, tandis que les "textualistes" considèrent qu’il faut approcher la Constitution par sa lettre. Ces derniers soutiennent que le processus d’amendement de la Constitution exclut nécessairement les interprétations plus larges, car une nouvelle interprétation requiert un texte supplémentaire… On n’en sort pas… Cette approche très anglo-saxonne du droit tend hélas à s’immiscer dans notre vieux droit latin.

    À titre d’exemple, référons-nous à un texte qui, il y a près de 120 ans, influença notre société de façon radicale, à commencer par le funéraire : la séparation de l’Église et de l’État. Le texte (donc la lettre) fut des plus radicaux, mais son esprit donna naissance à un concept aujourd’hui admis par la grande majorité d’entre nous… et dont nous avons tous conscience de l'utilité au regard des soubresauts de notre société actuelle : la laïcité.

    Nombre des textes régissant le funéraire baignent dans cet esprit des lois. En qualité de dirigeants d’entreprises, de représentants fédéraux ou de présidents de réseaux, il nous appartient de ranimer la flamme de l’esprit des lois et de la transmettre non seulement à celles et ceux à qui elle s’impose, mais également et surtout à celles et ceux qui ont en charge leur inspiration et leur rédaction. On a les textes que l’on mérite… Plutôt que de se plaindre sur la densité des textes, portons donc, à qui de droit, la matière réellement utile à l’intérêt général et au bien commun.
     
    Steve La Richarderie
    Rédacteur en chef

Instances fédérales nationales et internationales :

FNF - Fédération Nationale du Funéraire FFPF - Fédération Française des Pompes Funèbres UPPFP - Union du Pôle Funéraire Public CSNAF - Chambre Syndicale Nationale de l'Art Funéraire UGCF - Union des Gestionnaires de Crématoriums Français FFC - Fédération Française de Crémation EFFS - European Federation or Funeral Services FIAT-IFTA - Fédération Internationale des Associations de Thanatoloques - International Federation of Thanatologists Associations